Mes nouvelles pages pour planner

Hello mes Devaddicts,

Comme vous le savez, j’aime m’organiser pour être plus productive chaque mois et si vous avez suivi mes aventures, vous savez que je suis passée au Filofax depuis juin. J’ai aussi découvert qu’on pouvait faire de magnifiques pages à imprimer à la taille que l’on désire.

Ni une, ni deux, me voilà à imprimer mes mois, à les décorer et à m’amuser comme une folle. Vous voulez voir le résultat ?

Voilà comment ça fonctionne pour moi : J’imprime deux pages par feuille A4 (ça rentre parfaitement dans mon filofax, adaptez la taille à votre support).

Pour la page 1 : Je laisse le recto vierge pour pouvoir faire un dessin, une présentation ou coller une image pour illustrer mon mois (ou mon projet important pour le mois), et j’imprime la page 1 en verso.

Cette page n’est pas datée pour que vous puissiez l’utiliser n’importe quelle année. Il vous suffit de remplir le petit calendrier avec les jours.
Ensuite, dans la colonne de gauche, je note tous les rendez-vous. Avec deux enfants scolarisés, un mari, deux chats… Bref, je remplis souvent la colonne !

À droite, dans « objectifs », je note mes quelques priorités du mois selon mes projets/goal en cours. En octobre, ce sera finir le premier jet et la version 1 des frères Sinclair pour mon goal d’écriture ; mettre à jour mon blog pour mon goal promo et les deux ou trois papiers administratifs prioritaires à gérer durant le mois. Cela me permet de me reconcentrer sur le principal quand je commence à m’éparpiller sur de nouvelles idées XD.

La page 2, imprimée en recto, est ma to do list. Deux colonnes : pro et perso pour plus de clarté, ainsi que les tâches à accomplir avec une date butoir.

La page 3 est au verso. Cela me permet de déplacer la page entière durant le mois et ne pas avoir à retourner au début. Comme noté, j’utilise cette page pour noter mes publications sur les réseaux sociaux. Comme vous le voyez, le tableau est petit car je ne m’y attelle pas assez. L’avantage est que vous pouvez en imprimer plus si besoin (et ça fonctionne pour toutes les pages, d’ailleurs).

Les pages 4 et 5 forment une semaine. J’ai besoin de noter mes rendez-vous (surtout depuis que je fais du sport) pour prévoir le reste de ma journée et surtout, poser mes tâches à faire selon le temps qu’elles me prennent. Je travaille encore à déterminer combien de temps me prends chaque tâche, c’est pourquoi je note tout ce que je fais dans la journée concernant mes deux premiers goals et le temps que ça m’a pris. Mes journées deviennent plus efficaces au fur et à mesure sans me surcharger non plus.

Vous voulez les imprimer? Pas de problème. Si vous cliquez sur les images, vous pourrez les enregistrer et les imprimer à votre tour.

Pensez à me dire ce que vous en avez pensé et sachez que je ferais plus souvent des fichiers comme ceux-là. Je vais les envoyer aux inscrits à ma dreamletter. N’hésitez pas à souscrire !

    À bientôt !

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    Lettre d’une maman confinée #jour19 ou plus. Je ne sais plus.

    Minuit. Des hurlements me réveillent. C’est l’engueulade du siècle chez les voisins. Le mec est hystérique et crie comme un diable de Tasmanie. Vous avez déjà entendu le cri de cet animal ? C’est un mélange entre un grognement de zombi dans Résident Evil et le hululement sauvage d’une chouette qui se serait coincé les coucougnettes dans un piège à rat rouillé. La trouille me propulse hors du lit avant même d’être réveillée et mes chats, paniqués par le soudain bordel apocalyptique, dérapent et sautent en tout sens pour fuir aussi vite qu’un Flash en plein rush.

    Mon homme, furieux, tape au mur en gueulant. Silence.  Ouf ! Après une série de jurons bien sentis, je me recouche, oreiller sur la tête, espérant ainsi oublier la cacophonie des psychopathes du dessus. Peut-être que si je ne m’étais pas enfouie de la sorte, j’aurai vu que mes félins, outrés par tant de manque de convenances, allaient préparer leur vengeance.

    Lorsque mon mari se lève à 6h, c’est la stupéfaction. Il y a une manif dans notre petit appartement. Ils scandent des slogans que nous ne pouvons comprendre, défilent dans nos jambes, et Pichu, la tête coincée dans la anse d’un sac en papier, court partout, comme un fou, rebondissant sur les murs, le canapé, la table en faisant tout tomber. Sur le sac il y a griffonné  » Des croquettes de qualité ou je vous mange les pieds ! ». Oui, il faut savoir que la spécialité de mon chaton est de croquer les orteils. Il a une passion mordante pour ces petits boudins mobiles qui fleurent bon (selon lui), avec une préférence notable pour les miens.

    Je songe un instant à remettre mon gilet jaune et manifester avec eux. Question d’habitude. C’est là que je réalise que je vais devoir jouer la policière et passer de l’autre côté de la barrière. Argh ! Non ! Ce serait contre nature ! Je décide donc de libérer mon pauvre chaton de son sac. Je dispute Princesse pour avoir utilisé son compagnon comme pancarte ambulante et je leur donne les croquettes demandées. Déjà qu’on squatte chez eux (oui, il faut se rendre à l’évidence, c’est LEUR territoire), il faut bien qu’ils aient une compensation. Princesse me regarde, hautaine, attendant la réponse à ses revendications et je négocie dur à coup d’explications logiques, de câlins et de mamours sous l’œil perplexe de mon mari. Quoi ? Je ne vais pas les gazer, charger ou les mettre en prison. Je préfère la solution douce qui se révèle efficace : ma petite chérie ronronne et se frotte contre moi, contente. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

    Carapuce, elle, est nourrie de mâche bio fraîche et se dore la pilule sous sa lampe UV. Elle a obtenu un vivarium plus vaste, une vue imprenable sur tout le salon et un super circuit pour se défouler. Elle me regarde, ravie et me fait un clin d’œil. Ou peut-être qu’elle me trouve simplement moche. Oh hé ! Il est 6h du mat, je ressemble plus à un Chewbacca grognon qu’à une princesse Disney. Normal, non ? Je n’ai pas encore eu mon café.

    Je contrôle l’état de mes enfants. Mon grand est réveillé et il lit. Il stresse pour son bac de français donc il bosse comme un fou. La petite révolution des chats ne l’a pas alarmé. Il est tellement concentré que c’est à peine s’il me répond d’un grognement lorsque je lui dit bonjour. Par contre, à la seconde où je lui dit qu’il peut aller déjeuner, il lève la tête, cligne des yeux plusieurs fois et forme un mot : « Manger ? ». « Oui, mon chéri. Tu peux aller manger. » Il disparait aussitôt pour prendre d’assaut le placard à petits déjeuners.

    Rassurée (tant qu’il a faim, c’est qu’il va bien), je passe à la chambre suivante. Je suis armée de carottes, j’ai enfilé un casque, des lunettes de protections et mon masque à gaz. J’entrouvre le battant la peur au ventre et jette un premier regard par l’interstice.

    Tout est sombre. Pas un bruit. Je n’entend que ma respiration amplifiée par la protection. Mes yeux s’habituent à l’obscurité et je commence à distinguer des formes éthérées et inquiétantes qui bougent avec lenteur. Tels des fantômes, les lapins s’approchent. J’entends le cliquetis de leurs griffes sur le sol, discret, irrégulier, mais marque d’une multitude prête à me dévorer.

    Mes mouvements sont lents, prudents. Je m’accroupis et sors les bout de carottes de mes poches. Je les lance vers les ténèbres mouvantes et un bruit mouillé accompagne leur chute. Tout s’arrête, je retiens mon souffle, puis, petit à petit, je les vois, leurs yeux lumineux et rouges, qui se fixent sur moi, méfiants. Ils sont si nombreux que j’en frémis d’horreur. Ils se sont multipliés ses derniers jours, bien plus que je ne l’avais escompté. La peur fait accélérer les battements de mon cœur et mon corps se couvre de sueur. L’adrénaline brûle mes veines et je suis prête à bondir hors de portée au moindre souffle.

    Je frémis lorsqu’une première créature croque dans l’aliment désiré et tout à coup, la tension disparait complètement alors que les démons se nourrissent en m’ignorant complètement. Prudente, je sors ma petite lampe de poche et je me relève en faisant attention à chacun de mes pas. Les obstacles sont nombreux, entre vêtements sales, déchets et legos. La chambre est piégée, mais je m’y attendais. J’approche discrètement de la tanière de la licorne. Le petit être est recroquevillé sous sa couette et seules quelques mèches multicolores me confirment sa présence. Un ronflement léger m’indique que tout va bien. Elle est si mignonne ! Je commet l’erreur de retirer mon masque pour lui faire un bisou.

    L’odeur est terrible, indescriptible, au point que je recule et replace la protection à la hâte. Mes mouvements brusques alarment les lapins démoniaques qui arrêtent leur orgie de carottes pour se tourner vers moi. Une seconde d’éternité, nous nous jaugeons alors que je calcule chaque mouvement à faire pour m’échapper. À peine ai-je pris mon élan que l’armée carottivore se jette sur moi. Plus rapide que l’éclair, je saute par dessus les obstacles, évite des dents acérées, les legos et je bondis vers la porte.

    Je referme le battant et le bloque de toutes mes forces, le bruit des corps mou heurtant le bois me fait frémir, mais qu’importe. Je suis sortie entière de l’antre de la licorne. Je suis sauvée. Je reviendrai plus tard, armée d’un balais, d’une bombe désinfectante et d’un mari à grosse voix autoritaire. À nous deux, je ne doute pas que nous parvenions à retransformer  son repaire en un lieu sain et acceptable. Hélas oui. Nous sommes déjà passé par là avec mon fils, mis à part qu’il n’avait pas une horde de lapins en peluche à son service. Je vais devoir trouver une solution pour les mater.

    BILAN : La chambre du fond est redevenue calme. Les lapins ont fait semblant d’être inanimés devant mon mari et on en a profité pour les enfermer à la cave. Ouf ! une bonne chose de faite.