Extrait Thérapie Bleu Maya

Un petit cadeau pour vous motiver ^^

pour replacer le passage : Lyam est l’aîné. Son petit frère, Luke, a récemment débarqué et l’aide à se reprendre en main. Le van de Dharma est tombé en panne. Elle vient donc en moto. (la « pupille » c’est Sarah, la jeune fille que Lyam a aidé après la mort de ses parents et que Dharma a eut comme cliente)

Lorsque le rugissement d’une grosse cylindrée résonna sur la route peu fréquentée et se dirigea vers eux, les frangins n’en crurent pas leurs yeux. Une splendide Harley Davidson, un vieux modèle de collection apparemment, pila devant eux. En descendit une créature sexy en diable, vêtue de cuir noir moulant, mettant parfaitement en valeur ses formes délicieuses. Lorsqu’elle ôta son casque, ils découvrirent, hébétés, les boucles blondes de la décoratrice. Elle les observa un instant, amusée par leur mines d’ahuris.

 Bonjour les frères Sinclair ! Vous avez vu une navette spatiale débarquer une cargaison de vaches mutantes ou quoi ?

Lyam fut le premier à se reprendre et referma la bouche avec un claquement sec, cherchant une excuse valable à sa réaction autre que…

 Par le maillot de bain de Pamela Anderson ! Qu’est-ce que t’es canon en motarde ! s’exclama Luke. Crois-moi, ça valait le coup de renoncer à la grasse matinée de mes rêves rien que pour ça !

Lyam laissa tomber sa tête entre ses mains, mort de honte, incapable de croire que son frère ait pût dire cela avec autant de franchise.

 Hum ? Je crois que je peux prendre ça comme un compliment, rit-elle.

Luke se releva et lui fit la bise, aussi naturellement que s’il rencontrait une vielle amie. Lyam se dit qu’il devait sembler bien coincé par rapport à son frère, lui qui n’était même pas capable de s’adresser à elle sans la vouvoyer. D’ailleurs, elle lui fit un petit geste de la main et s’en tint là pour les salutations, attisant involontairement la jalousie du kiné. Elle se déchargea de son gros sac à dos plein et le donna au militaire puis se retourna pour se pencher sur le coffre de selle de sa moto.

 Oh, bordel ! laissa échapper le docteur.

La vue était encore plus captivante de ce côté là. Dharma avait des fesses d’une rondeur parfaite tellement tentantes, qu’elles auraient dût être interdites par une quelconque loi. Pouvait-on qualifier ça d’attentat à la pudeur ? se demanda-t-il brièvement. Même pas. Dire qu’elle était habillée et qu’elle lui faisait déjà autant d’effet ! Il sentit aussitôt cette chaleur devenue familière l’envahir et se traita intérieurement de tous les noms d’oiseau que sa pupille lui avait apprit.

 Voilà comment ça va se passer, reprit-elle en tendant de larges rouleaux de scotchs au kiné. On va bâcher les sols pour commencer. Je suis tombée en panne de voiture, donc j’ai un ami qui va passer me déposer la peinture d’ici à ce qu’on finisse. Puis on attaquera le gros du boulot et si tout se passe bien, ce soir, le bureau aura prit des couleurs. Des questions ?

Luke allait ajouter une remarque salace, Lyam le voyait venir comme le nez au milieu de la figure. Il avait cette étincelle dans l’œil et ce sourire de canaille qui ne trompait pas.

 Tu vas bâcher les sols dans cette tenue ?

Gagné. Décidément, son frère ne savait pas se tenir. Dharma se retourna pour lui faire face, amusée.

 J’ai une tenue de bricolage bien plus confortable.

Luke fit aussitôt sa moue de gamin boudeur.

 C’est pas juste !

Elle le regarda et éclata de rire. Lyam leva les yeux au ciel. Voilà qu’ils recommençaient : les deux s’entendaient comme larrons en foire et cette complicité le rendait dingue.

 Je garde ma tenue de motarde si tu me promets un truc, fit-elle avec malice.

 Tout ce que tu veux ! répondit-il aussitôt.

Elle le regarda avec un air de conspiratrice.

 Tu viens avec ton frère dimanche matin chez moi et tu fais des crêpes pour tout le monde.

Lyam faillit intervenir en précisant que Dharma vivait avec la totalité de sa famille – donc qu’il faudrait qu’il cuisine pour huit personnes – mais fut stoppé par le regard complice qu’elle lui jeta.

 Et tu gardes ton pantalon en cuir ? répondit Luke en tombant dans le panneau.

 Oui, du moins jusqu’à ce qu’on attaque la peinture. C’est le genre de tenue qui coûte beaucoup trop cher pour risquer de l’abîmer ainsi.

 OK, bien sûr ! s’exclama-t-il avec un grand sourire. On a un deal !

L’heure qui suivit fut extrêmement pénible pour Lyam. Ce qui avait commencé par une blague devint un véritable supplice pour le docteur qui dût supporter la vue délicieuse de sa décoratrice moulée dans le cuir noir de son pantalon et la drague lourde de son frère. Il avait de plus en plus des envies de meurtres et était agacé par leurs échanges de répliques cocasses. Les deux s’étaient trouvés un goût commun pour les jeux de mots et s’échangeaient, tout en travaillant, leurs expressions les plus épicées.

 « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre », cita Luke.

Dharma pouffa et s’emmêla les pinceaux avec le scotch.

 Je ne la connaissais pas celle-là ! Elle est excellente.

 J’en ai des tonnes des comme ça. Celle-là, je l’aime bien : « C’est une expérience de stupidité artificielle ? »

 Pas mal ! J’ai un pote geek, elle lui plaira. À mon tour ! Euh… Ah, oui ! Une expression piquée à Sarah : « Espèce de moule trop cuite au beurre avarié ! ».

Luke éclata de rire et l’aida à se dépatouiller de la bande adhésive récalcitrante.

 La gamine parle comme ça maintenant ? s’étonna-t-il. À quinze ans, elle était tout juste capable de balbutier un « bonjour » timide.

 Ça c’était parce qu’elle était raide dingue de toi, comme toutes les femmes de la région entre quatorze et quatre-vingt quatorze ans, marmonna Lyam.

Le militaire bomba le torse, un sourire suffisant sur le visage.

 Eh ouais ! Y’a pas plus canon que moi dans le coin, se vanta-t-il.

Voilà un court extrait. SI vous voulez la suite, c’est par là

Bisous !

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